Les voyages de la Tribu

Voyage inoubliable en famille dans l’Ouest du Canada

Cet été, notre projet de voyage en famille dans l’Est du Canada a été ajourné. Aujourd’hui, je replonge dans notre voyage dans l’Ouest au Canada avec la famille au complet.

Nous y avons passé un mois, il y a bientôt 9 ans.

De Vancouver à Calgary en passant par l’île de Vancouver, Whistler, Jasper, Banff, le parc Waterton puis la remontée vers les Badlands, Edmonton et enfin Calgary, nous avons parcouru quelques milliers de kilomètres.

Un voyage nature avec des paysages époustouflants, une faune incroyable sans oublier des activités pour tous : l’Ouest du Canada fait partie de nos plus beaux voyages.

Récit de ce voyage en famille dans l’Ouest du Canada

Nous sommes arrivés à Vancouver, jour de la fête nationale du Canada, le 1er juillet. De cette arrivée, nous gardons deux souvenirs :

  1. celui de Loulou alors âgé de 5 ans, avec sur le dos, son slip, mon gilet et ses chaussures car le pauvre n’a pas supporté les turbulences et n’a pu atteindre à temps le sac prévu à cet effet ! note : depuis, on a désormais tous à minima une tenue de rechange dans l’avion !
  2. le taxi, commandé à l’arrivée qui s’avère être une « limo »…une limousine quoi, avec les lumières colorées à l’intérieur, le bar kitsch (vide) bref la totale ! On a adoré. Effectivement pour nous 5 avec nos bagages c’est le véhicule parfait, certes un peu plus cher qu’un taxi, effet « wahou » garanti ! note : la « limo » est devenue désormais une tradition familiale à chacune de nos arrivées sur le continent nord américain !

Notre séjour à Vancouver fut trop court (2 nuits) et ce sera mon regret du voyage car cette ville respirait une certaine douceur de vivre. Mais bon, nous étions impatients d’embarquer à bord de notre RV !

Notre compagnon dans l’ouest du Canada : le RV

Ici, on ne dit pas camping-car mais plutôt RV, abréviation de Recreational Vehicule.

Pour notre tribu composée de 2 adultes et 3 enfants de 5, 8 et 10 ans, ce moyen de locomotion, façon tortue, est, en dépit de son coût, le compromis parfait : pas de bagages à refaire chaque jour, des pauses quand on le souhaite, une flexibilité pour les repas, pas de contraintes horaires, ni de couchage. La liberté quoi…ou presque.

Surtout que nous n’avons jamais réservé et avons toujours trouvé où dormir.

L’ouest du Canada est de plus parfait pour ce type de voyage.

Le véhicule mesure 25 pieds soit 7,62 m. Bigre c’est bien plus grand que celui que nous avions déjà loué en France ! D’ailleurs, nous sommes petits devant le monstre !

Enfin, par rapport à ce que nous avons pu voir parfois, dans l’Ouest du Canada, en fait, il n’est pas si énorme ! Surtout pour nous 5 ! Car celui ci-dessous, comptait seulement 2 occupants.

Question de point de vue n’est-ce pas ?

Au moment de la prise en main, et comme ce sera toujours le cas, pour les locations suivantes, nous nous demandons ce qui nous a pris de nous embarquer dans une galère pareille. Il y a l’électricité, le gaz, les niveaux à surveiller et les vidanges à ne pas oublier : eaux grises, noires etc… La consommation en carburant est conséquente et il est nettement préférable de respecter les limitations de vitesse et de conduire tranquillement. Tout un challenge pour l’Homme ! Ouf la transmission est automatique et le siège conducteur réglable aussi en hauteur. Je pourrais conduire !

A l’intérieur, il y a tout le confort : réfrigérateur avec partie congélateur, gazinière, micro-ondes, coin repas, douche, wc, un lit à l’arrière en 140 cms et un immense lit en capucine, parfait pour les enfants. Ainsi que l’équipement : vaisselle, kit de couchage et serviettes.

Allez c’est parti ! Après le plein de courses au Walmart, chaîne de supermarché bien connue en Amérique du Nord (passage qui deviendra aussi une tradition) direction l’île de Vancouver !

L’île de Vancouver, située plein ouest au Canada

Disons le, j’ai beaucoup aimé cette île grande comme la Belgique (dixit Wikipédia). Longue de 460 kms de long sur environ 80 kms de large, elle est très dépaysante.

Que ce soit sa capitale Victoria, « so british » avec ses hydravions qui se posent dans la baie,

Du lac Cowichan à la forêt primitive à Cathedral Grove, ou à la plage d’Ucluelet au bord du Pacifique,

Cette île a un charme fou et comme nous avons eu la chance d’y apercevoir des baleines, pour la première fois de notre vie, forcément c’est inoubliable ! Par contre, impossible de retrouver une photo immortalisant ce souvenir !

Juste que les balades en mer ça fatigue !

L’Ouest du Canada est un paradis pour les familles désireuses de découvrir la faune.

La faune, régal de la famille dans l’Ouest du Canada

Evidemment, on espère apercevoir un ours ou un grizzli !

Prévenus des potentiels dégâts causés par ces ursidés, nous faisions très attention de ne rien laisser traîner au dehors. Lors de nos premières nuits, j’allais même jusqu’à mettre le dentifrice au frigo histoire d’être sûre de ne pas les attirer.

Quant à nos balades en forêt, en réalité nous n’avons jamais eu peur de croiser ces spécimens, peut-être à tort d’ailleurs mais nos trolls faisaient en général un tel bruit qu’on nous entendait arriver de très loin !

Petits ou grands, nous en avons pris plein les yeux : bisons, élan, wapiti, biche, chèvres de montagne, marmotte, écureuil, lion de mer, coyote etc.un festival sauvage absolument magnifique.

Outre cette faune exceptionnelle, nous avons, avec grand plaisir, expérimenté quelques activités en famille.

Les activités en famille dans l’ouest du Canada

Après de la luge sur herbe du côté de Whistler, des chemins de randonnées autour des lacs et en forêt, nous avons visité quelques attractions bien sympathiques.

Le ranch Bar U

Si vous voulez vivre dans un ranch comme à la fin des années 1800, rendez-vous au Ranch Bar U.

On se balade tranquillement dans cet énorme site et on se trouve immédiatement plongé dans l’ambiance.

Le panorama est superbe.

Notre famille a adoré cette excursion dans le temps dans l’Ouest du Canada.

Bien plus au nord, du côté d’Edmonton se trouve une autre attraction très sympathique.

Fort Edmonton Park

Sur plusieurs hectares, ce parc propose des reconstitutions de bâtiments, rues, habitats tels qu’ils existaient entre 1846 et 1920 dans l’ouest du canada. Même la vie de famille est reconstituée.

Un voyage dans le temps bien sympathique, apprécié des petits et des grands. Une journée est nécessaire pour la visite.

Plus loin encore dans le passé, rendez-vous à Drumheller, capitale mondiale des dinosaures !

Royal Tyrrell Museum

Si dans votre famille, l’un des membres aime les dinosaures, Le succès de votre journée dans l’Ouest du Canada est assuré. Car non seulement le musée est intéressant mais toute la ville de Drumheller est sous le signe du dinosaure.

Chacun de mes trolls a eu sa période « dinosaure » alors autant vous dire qu’ils en ont parlé de cette journée.

Tout comme ils ont aussi beaucoup parlé de ce gigantesque centre commercial d’Edmonton, plus au nord dans l’Ouest du Canada. Notre famille a passé la journée dans cet endroit, l’un des plus grands du monde, où l’on peut tout à la fois s’essayer au patinage, monter dans les manèges ou profiter de l’incroyable parc aquatique worldwaterpark, ce que nous avons fait une après-midi entière avec les tobbogans les plus impressionnants jamais vus à ce jour.

Mais l’activité la plus étonnante fut d’assister aux courses de chariots ou « chuckwagon derby » à Edmonton.

Chuckwagon Derby à Edmonton

Après avoir garé notre RV avec précaution et au bon endroit,

Parking réservé à la mafia tous les autres seront abattus !

Nous voilà au bord de la piste, pour assister aux courses de chariots, à côté des locaux,

Même Davy Crockett ou plutôt son descendant est là

Loulou, au bord de la piste, criait les quelques mots d’anglais qu’il avait retenu : Hello, I’am 5, I’am french ! pour le plus grand plaisir des enfants subjugués par la vitesse des équipages.

Cependant l’Ouest du Canada en famille est aussi remarquable pour ses paysages variés et grandioses.

Les paysages de l’Ouest du Canada

Des panoramas somptueux aux curiosités naturelles, des couleurs incroyables aux formes étranges difficile de choisir les photos tant c’est beau ! Attention les yeux !

Les panoramas

Il n’est pas facile de choisir quelques photos reflétant la diversité de ces fabuleuses et immenses vues.

Jasper et Whistler Montain
Waterton Lake Park
Park de Banff

Les curiosités naturelles

Parce que la main de l’homme surgit parfois, au milieu de nulle part, il est bon de regarder les merveilles naturelles.

Icefield Columbia

Si vous n’avez jamais vu de champ de glace, ne manquez pas cet incroyable lieu aux pieds du glacier Athabasca.

Malheureusement, vous prendrez conscience également grâce aux panneaux, de la fonte inéluctable du glacier année après année. Au delà de tout débat, c’est dire s’il est essentiel de prendre soin de notre planète.

Plus au nord de ce glacier, se trouve une région qu’on surnomme les Badlands, les « mauvaises terres ».

Dinosaur Provincial Park dans les Badlands

Impropres à l’agriculture, ces terres sont un régal pour l’œil.

Dans cette région du sud de l’Alberta, voilà des paysages incroyables où les enfants se sont amusés à escalader ces cheminées glissantes, appelées aussi Hoodoos.

Comment en effet, ne pas s’imaginer les dinosaures vivre en ces lieux ?

La famille s’est régalée ! Pour moi, ce fut aussi le lieu d’une chute mémorable ! A peine ai-je eu le temps de dire traduire à la tribu, l’information qu’une personne venait de me donner concernant le sol ultra glissant…que je me suis retrouvée les 4 fers en l’air !

Et dans un état mais vraiment bien plus sale que mes 3 trolls réunis ! J’ai gagné un splendide hématome sur une cuisse et une fesse et me suis bien fait moquer par les autres membres de la tribu !

L’Ouest du Canadien offre des couleurs parfois incroyables et c’est au bord des lacs qu’on peut par moments, les admirer.

Les lacs

Si certains d’entre eux sont célèbres, ce ne sont ne sont peut-être pas les préférés de la famille au final. Mais tous sont époustouflants.

Voici leurs noms : Seton Lake, Médicine Lake, Bow Lake, Lake Louise, Emerald Lake, Peyto Lake

Autant le dire de suite, dans l’Ouest du Canada, on oublie la baignade en famille car même si c’est parfois très tentant, l’eau est vraiment fraiche, voire glaciale.

On privilégie le kayak pour le bonheur des petits et des grands.

Les trolls ravis !

Il n’y a pas de problème de sommeil après avoir passé la journée au grand air.

Ce fut un beau voyage en famille dans l’Ouest du Canada.

Notre tortue a bien rempli son office et c’est à regret que nous avons pris l’avion du retour à Calgary.

Il est temps de refermer l’album de souvenirs. Pendant quelques minutes, je suis repartie dans ce beau voyage.

Je me souviens de la gentillesse des canadiens qui n’hésitaient pas parfois à nous accompagner pour nous mener sur la bonne route ou direction et qui souvent nous demandaient « français d’où ».

Au début, on tentait de leur expliquer où nous habitions précisément puis nous avons fini par comprendre : il y a les français de France (nous) et puis les français du Quebec.

Je me souviens avoir suivi dans un magasin des québécois, juste pour le plaisir de les entendre parler français avec leur accent si délicieux.

Ceux là, nous espérons pouvoir les rencontrer un jour.

Espérons-le bientôt !

Et encore !·Vie au Maroc, Vie d'Expat

Casablanca : chronique d’un confinement en famille, la fin n’est pas en vue !

Mercredi 29 avril

Pour ma sortie du jour, j’ai l’équipement nécessaire obligatoire : le masque et le gel.

Je me gare au deuxième sous-sol du centre commercial. Toujours aussi peu de véhicules et toujours cette ambiance de fin du monde. Pourtant il est presque midi. Mais comme nous sommes dans le mois sacré du ramadan, je ne suis plus étonnée. La première année, pendant le ramadan, j’allais faire mes courses aux alentours de 11h mais rien n’était prêt et on me demandait de revenir alors…

Chaque semaine, le rituel d’entrée au supermarché est adapté. Après avoir posé les pieds dans deux bacs remplis d’eau (désinfectnte ?), je tends mes mains pour le versement du gel et aujourd’hui, j’ai droit à une prise de température à distance. J’ai 34. J’ai le feu vert pour entrer dans le magasin. Je fais tout de même remarquer à mon preneur de température que normalement à 34, je suis morte. Il me répond « mais non mais non » !

Hormis le personnel, on dirait qu’il n’y a pas de client. Tout à coup, j’entends mon nom. Oh une copine ! Quelle joie ! Si on pouvait, on se sauterait dans les bras tant nous sommes ravies de nous voir en « vrai » et non par écran interposé !

On papote quelques petites minutes en respectant les mesures de distanciation physique. Son époux arrive à son tour. Nous nous séparons à regret. C’est quand même chouette de voir les copains !

De retour à la maison, nous échangeons notre plaisir de nous revoir et décidons de réitérer le rendez-vous au même endroit et à la même heure, la semaine suivante !

Si on vous avait dit à vous aussi qu’un jour, vous donneriez des rendez-vous à vos copines au rayon fruits et légumes de votre supermarché juste pour vous voir mutuellement physiquement, vous l’auriez cru ? Coronavirus, tu nous rends marteau !

Dimanche 3 mai

L’été est arrivé et aujourd’hui, on attend près de 33 degrés, ici à Casa. On petit déjeune dans le jardin au chant des oiseaux qui eux ne connaissent pas le confinement.

L’école reprend demain. En ligne. Avec des horaires adaptés au ramadan c’est à dire 8h30-17h au lieu de 7h50 – 18h. Queen M et Loulou se voient sans problème poursuivre l’année scolaire ainsi. Nous n’avons pour l’instant, aucune information sur l’éventuelle reprise physique des cours, tout comme nous n’avons aucune information sur l’après 20 mai.

Il se murmure que le confinement serait levé mais avec maintien du couvre-feu de 19h à 5h.

L’Homme a de nouveau, grimpé sur l’échelle pour couper des branches afin de préserver le soldat « Wifi », élément vital de notre vie actuelle.

Fils Aîné continue d’être résilient. Il semble qu’il passe bientôt ses partiels, en ligne. Il bosse et reste motivé. Il va bien.

Aujourd’hui, c’est la date anniversaire de notre mariage. J’étais alors enceinte de Queen M.

En cette période particulière (50 jours que je suis confinée pour ma part), l’album photos ravive les souvenirs et les rires des enfants, impitoyables sur les tenues et les coiffures. Pas de quartiers, tout le monde y passe !

Samedi 9 mai

Queen M s’est levée tôt, aujourd’hui. ! A 9h30, elle est devant l’ordi pour suivre son cours. Entre l’emploi du temps adapté au ramadan et les accords entre professeurs et élèves, difficile de suivre désormais les « vrais » horaires des cours. Queen M et Loulou sont autonomes et de bons élèves donc il n’y a pas d’inquiétude. Et puis si c’est loupé aujourd’hui, je n’ai aucun doute sur le rattrapage par la suite.

L’école ne reprendra sans doute pas avant septembre. Il faut dire qu’avec plus de 3500 élèves, le lycée Lyautey, le plus grand établissement français à l’étranger dans le monde, est une ville dans la ville.

Ayant déjà des difficultés d’espace en temps normal, avec des effectifs de plus de 27 élèves par classe, comment gérer en effet la distanciation nécessaire en cette période de pandémie ?

Cela n’émeut pas plus que çà Queen M et Loulou qui se disent très bien à la maison.

C’est le week-end. Il fait grand soleil. Pourtant mes mantras habituels ne fonctionnent pas. Le cœur a pris le pas sur la raison. Je suis en manque de mon grand. Bientôt 3 mois sans le voir, le toucher, l’embrasser…A partir de lundi 11 mai, la France entame un déconfinement progressif. L’île de France et la région Grand Est restent sous très haute vigilance.

D’autres pays aussi ont entamé le processus, l’Espagne, l’Allemagne et même l’Italie petit à petit.

Au Maroc, les chiffres officiels font état de 186 décès du covid 19.

Mercredi 13 mai

Joyeux Anniversaire au parrain de Queen M. Encore un anniversaire fêté de façon virtuelle. Le mien est à la fin de ce mois. Pourrais-je le fêter ailleurs qu’enfermée à la maison ?

60 jours de confinement pour ma part, je sature. Alors oui, nous avons de belles conditions de confinement. Effectivement nous sommes en famille. Tout le monde va bien, personne n’est malade.

De quoi je me plains alors ? Il me faut être patiente.

C’est vrai ! Déjà, la durée du confinement est plus longue et les conditions sont plus strictes qu’en France. En France, certaines personnes de mon entourage disent n’avoir pas vu ni un policier ni subi de contrôle depuis la déclaration d’état d’urgence sanitaire, alors que moi je subis au moins un contrôle pour aller au supermarché, à moins de 500 mètres de mon domicile. Des barrières bloquent les axes autour de la maison. Le couvre-feu est toujours en vigueur.

Pas question d’aller à 100 mètres, ne serait ce que regarder la mer. Ici, les balades ne sont pas autorisées !

En France, tout le monde ironise sur les revirements des informations communiquées, ici il n’y a pas d’information.

Le 18 mai, une réunion dans les hautes sphères devrait déterminer si le confinement se poursuit. Il se murmure que celui-ci devrait être à nouveau prolongé jusqu’au 10 juin.

Depuis hier en revanche, nous savons que l’école ne reprendra pas avant septembre. Un message de l’ambassadrice française au Maroc précise toutefois que l’oral du bac de français est lui maintenu. Jusqu’à quand ?

Dehors c’est la tempête. Mon humeur est sombre. 10 juin ? Encore un mois…autant dire une éternité !

Lundi 18 mai

192 décès du covid 19 au Maroc, plus de 28 000 en France, pas loin de 32 000 en Italie.

La France déconfine, l’Italie annonce l’ouverture de ses frontières à compter du 3 juin prochain, la Grèce se prépare à l’accueil des touristes et le Maroc annonce le prolongement du confinement strict du Royaume jusqu’au 11 juin.

Je ne comprends plus.

Je suis tout au fond de la mine, sans espoir de pousser le wagonnet !

Au 11 juin, cela fera quasi 90 jours… 3 mois…un quart d’une année…

Et bien sûr, je ne peux même pas sortir pour me calmer un peu…

Même dorée, je vis dans une cage. Avec un cadenas. Je ne le supporte plus.

Mardi 19 mai

Sur une échelle de 1 à 10, quelle note attribuez vous à votre vie sociale ?

L’Homme, se plaint simplement de ne pouvoir prendre l’air; Queen M et Loulou d’avoir école. Fils Aîné, lui, est dans la dernière semaine scolaire de l’année : les partiels en ligne et oraux ont lieu la semaine prochaine.

L’échelle se situe au moins à 8 chez moi.

Du coup l’animal social que je suis, s’éteint chaque jour un peu plus.

Jeudi 21 mai

Je rêve d’une balade au bord de la mer, les pieds dans le sable, les cheveux au vent…Quoiqu’avec ma coupe actuelle…

Evidemment c’est impossible actuellement.

En bonne française, je râle. Et fort ! J’en ai MARRE. Je peux le dire et le crier si j’ai envie à la fin, non ? Et tant que j’y suis, stop aux conseils raisonnables aussi ! Qu’on me laisse râler en paix !

Samedi 23 mai

Du jardin où je me suis installée, j’entends le bruit des vagues. Le ciel est bleu et la mer magnifique. Les oiseaux pépient sans discontinuer, le soleil brille.

Je suis concentrée.

Il y a plusieurs semaines, j’ai démarré un projet, profitant du confinement. J’avais l’idée bien en tête.

Je jongle entre les mots, les couleurs, les images, les possibilités. Webmaster est un métier et ce n’est pas le mien ! Mais voilà, même s’il reste plein de choses à parfaire, l’essentiel est là, façonné comme je le souhaitais à l’aide d’un outil que je ne connaissais pas.

La plateforme Casa Bénévolat qui fête ses deux ans ce mois ci, dispose désormais d’un site : Casa Bénévolat

Site que j’ai pensé et conçu. L’Homme, Queen M et surtout Loulou ces derniers jours, m’ont aidé. Le site n’est pas une simple vitrine de présentation, il possède également un espace membres, ce qui m’a donné du fil à retordre.

Mais je suis assez contente du résultat tout comme de tout ce que j’ai pu réaliser pour Casa Bénévolat depuis sa création.

Et je suis très fière de ce blog.

Notre expatriation m’a permis de m’essayer à d’autres domaines. D’oser !

Or comme écrit Kierkegaard :

Oser c’est perdre pied momentanément. Ne pas oser c’est se perdre soi-même.

 

Alors, je continue.

Et encore !

#Histoires Expatriées : Vert

Comme je le disais dans mon article, j’ai participé pour la première fois au rendez-vous mensuel #HistoiresExpatriées sur le thème « vert ».

Je partage ici les liens des récits des différents participants :

Lucie en Italie du Blog L’occhio di Lucie,

Adrienne en Angleterre du blog Madam’Dree

Karine à Hong Kong du blog Hot Fondue Pot

Eva au Japon du blog Frenchy Nippon

Angélique au Sénégal du blog Foguescales,

Une famille en Jordanie du blog Family in Jordan

Pauline en Corée du blog Etoile Verte,

Coralie à Grenade (Espagne) du blog Bored with Borders

Elisabeth au Koweit du blog Liz in Kuwait

Sarah en Ecosse du blog French Kilt

Le blog 3kleinegrenouilles.com

Camille au Vietnam

Amélie et Laura en Italie

Ophelie au Royaume-Uni

Bonne lecture !

Et encore !

Vert d’Espoir ?

Ceci est ma première participation au rendez-vous mensuel des #HistoiresExpatriées, proposé par Lucie que je remercie.

Ce mois-ci, le thème est « vert« .

De prime abord, le thème ne m’inspire pas. Je n’ai rien à en dire si ce n’est que je n’aime pas le vert et que je n’en porte d’ailleurs pas. J’aime le bleu, le rouge, mais pas le vert. J’avoue que je ne suis pas capable de l’expliquer.

Cette couleur définie comme un « champ chromatique entre bleu et jaune » ne me correspond pas.

Décidément, je n’ai pas d’inspiration. Ce premier article est voué à l’échec. Je vais abandonner. Je détourne les yeux de l’écran, attrape ma tasse et bois une gorgée de thé…vert !

Ah ! Une idée…Parce que, si je suis une adepte de thé noir au petit déjeuner – earl grey s’il vous plait -, le reste de la journée, je suis une buveuse de thé vert de préférence aromatisé et sans sucre.

Véritable allié de la forme, le thé vert favorise la concentration et la mémoire.

A Casablanca où je vis depuis plus de deux ans et demi, j’affectionne trois boutiques spécialisées dans la vente de thé en vrac. J’y vais régulièrement et je sors rarement sans achat. C’est mon pêché mignon et je peux passer du temps à humer des différents mélanges aux noms souvent volontairement enchanteurs : Majesty, Délices d’orient, Dolce Vita, Ameera…

Evidemment, depuis le confinement, ces boutiques sont fermées et il me tarde d’y retourner !

Plus encore que d’habitude, le rituel du thé est un plaisir quotidien, un moment de réconfort face à cette situation qui s’éternise; 60 jours déjà pour moi. Surtout, il se murmure que le confinement risque ici d’être prolongé jusqu’au 10 juin…une éternité !

Au Maroc, le thé se combine à la menthe. Tiens la menthe, c’est vert, non ?

Et dans mon pays d’accueil, tout commence par un thé à la menthe. C’est un geste de bienvenue, d’hospitalité. Servir le thé est un geste de courtoisie. On se doit d’y faire honneur même si l’on n’est pas adepte.

L’hôte lèvera très haut la théière et fera couler le liquide ambré et parfumé, dans un verre (pas vert !) parfois délicatement ciselé.

Même dans le Sahara, dans une veille théière cabossée et noircie par le feu du camp, le thé à la menthe est incontournable.

Et dans le souk, il n’est pas rare qu’on vous le propose également, surtout s’il y a négociation autour d’un prix par exemple. La répartition des rôles est simple chez nous. Je choisis. L’Homme négocie. Car il est plus doué que moi et que çà l’amuse. Et bien qu’il n’aime pas particulièrement çà, boire le thé est un passage obligé auquel il se soumet avec bonne volonté.

Ici, ils l’aiment sucré. Très sucré. Il y a d’ailleurs une forme particulière de sucre pour accompagner cette boisson : le sucre lingot ! Il est énorme ! Ouf, personnellement, je préfère le thé sans sucre.

Quant à la menthe, on en trouve partout. J’en ai même planté dans le jardin.

Ah « jardin » ! Voilà un autre mot associé à « vert« . Et celui là, j’aime.

Actuellement, vu que nous ne pouvons pas sortir, même pour une promenade, nous passons du temps dans ce jardin plein de couleurs. Il est composé d’arbres : bananiers, palmiers et oliviers. Le long des murs grimpent des haies d’hibiscus et autres plantes fleuries qui tranchent avec le bleu sans nuage du ciel.

Depuis que nous habitons au Maroc, les forêts nous manquent. A chaque retour en France, quelque soit la saison, nous trouvons que la France est « verte » car il y a toujours une touche de verdure dans le paysage.

Cela ne nous avait jamais effleuré avant notre expatriation. Par contre désormais, cela nous frappe à chaque fois. Par contraste, au Maroc, les paysages sont souvent plus secs et arides et c’est plutôt les toits, composés de tuiles vertes, spécialité artisanale de Fès qui sont verts.

Car le « vert » symbolise l’islam. Ce serait en effet la couleur préférée du prophète Mahomet. On retrouve aussi cette couleur sur le drapeau marocain : étoile verte à 5 branches, sur fond rouge.

Au Maroc, le vert a toujours un sens positif.

En France, aussi, cette couleur symbolise souvent l’espoir.

En cette période particulière de pandémie, nous avons plus que jamais besoin d’espoir. Pour nous, nos enfants, pour demain, pour l’avenir, pour la planète.

Alors puisse le Monde devenir vert, bientôt, partout.

Les voyages de la Tribu

Escapade à Venise en famille

Il y a un an tout juste, nous y étions, à Venise, en Italie et pour une fois, en équipe réduite : Queen M, Loulou et moi.

C’était mon cadeau d’anniversaire. Voulant me faire plaisir, les enfants n’avaient de cesse de me dire que c’était pour moi, qu’on allait où j’avais envie !

« Pas trop de visites d’églises quand même, Maman, hein ? » J’ai promis. Et je me suis lancée dans la préparation.

Pour ce séjour de six jours, j’ai cherché un hébergement calme avec cuisine pour plus de liberté, qui accepte de garder nos bagages jusqu’à notre départ pour le vol retour dans l’après-midi (sur place, j’ai ensuite découvert qu’il y avait plusieurs consignes dans différents quartiers).

Le logement devait être, aussi, bien situé, au centre de Venise, histoire de pouvoir éventuellement me balader avant le réveil des marmottes – qui se levèrent finalement à heure raisonnable – et bénéficier d’un accès direct et facile depuis l’aéroport.

J’ai porté mon choix sur le quartier du Rialto et si l’hébergement n’avait pas grand charme, il était propre et fonctionnel avec même un petit supermarché à 30 mètres, bien pratique.

Depuis la sortie du terminal de l’aéroport, l’itinéraire est fléché et quinze minutes plus tard, nous voilà devant l’embarcadère. Un bateau rapide nous emporte direction le Grand Canal.

Découvrir Venise était un rêve. Et aujourd’hui je le réalise ! Wahou !

Ah la Sérénissime…

Hors France et Maroc, l’Italie est sans doute le pays que j’ai le plus visité.

Est-ce parce que ma grand-mère paternelle était italienne ? Peut-être ! Même si je parle pas italien, je me sens bien dans cette contrée. La sonorité de la langue, la gestuelle, la gastronomie, la beauté des paysages, les trésors architecturaux des villes etc, me plaisent.

Pourtant en dépit de mon grand âge – eh oui je suis née au siècle dernier, comme disent mes chenapans de rejetons- je n’avais encore jamais visité Venise.

Les avis étant partagés sur la cité lacustre entre ceux qui adorent et d’autres qui n’y voient qu’un commerce géant digne d’un parc d’attraction, j’avais peur d’être déçue.

Il n’en fut rien. Dès l’arrivée, la Sérenissime m’a envoutée.

A l’arrêt Rialto, nous débarquons avec nos valises à roulettes et affrontons la foule. On se croirait sur le quai du rer A, à La Défense, direction Cergy un jour de grève ! Après des années de transport en commun, je maitrise l’art du faufilement mais il est vrai que durant tout notre séjour, quelque soit l’heure, le pont du Rialto, point névralgique de la cité, sera LE passage obligé pénible.

N’ayant absolument aucun sens de l’orientation, j’avais emporté un plan. Malgré tout, nous errons dans les ruelles du quartier, pourtant facile vu d’une carte ! Nous voilà devant la porte du logement. Sauf que le rendez-vous a lieu ailleurs. Nous finissons, enfin, par retrouver notre loueur qui parle bien français et nous donne les informations nécessaires.

Vue depuis la chambre de notre logement

Les bagages déposés, nous nous rendons sur la placette à deux pas pour déguster notre premier dîner local et pour ma part, le premier Spritz du séjour.

Recette du Spritz : dans un verre à pied, déposez 3 glaçons, ajoutez une demi rondelle d’orange, puis versez ensuite 1/3 d’Apérol ou de Campari et 2/3 de Prosecco. En option ajoutez un trait d’eau gazeuse. Santé !

Un petit tour, après dîner, le long du Grand Canal et nous rentrons le sourire aux lèvres.

Par oubli sans doute, il n’y a qu’une serviette de toilette pour 3. Avez-vous déjà essayé de trouver du linge de toilette à Venise, vous ?

Comme challenge, je vous garantis que le niveau est assez élevé ! On en a fait des commerces dans l’espoir d’en trouver ! Mais, c’était échec sur échec. Pourtant, sur les fils à linge, cela existait ! Alors ?

Enfin, devant le pont du Rialto, parmi les kiosques à touristes, qui brodent des articles à la demande, à prix élevés, on a fini par dénicher une serviette de toilette. Sauvés !

Comme la broderie était obligatoire, on a commandé « Venise » bien sûr. Quand certains rapportent des souvenirs décoratifs, nous on ramène une serviette brodée ! Et depuis, je vérifie qu’il est mentionné « linge de maison et de toilette » dans les locations qu’on réserve !

Pour ce séjour, afin de pas passer trop de temps dans les files d’attente (inévitables), j’ai acheté des « pass » pour les transports et plusieurs billets coupe-file.

A refaire, je ne prendrais pas l’option « transport » car au final, entre l’attente du vaporetto et sa lenteur, on a aussi vite fait d’y aller à pied !

Loulou est notre guide piéton. Carte en main, il étudie l’itinéraire et Queen M et moi suivons. C’est un excellent guide. Au cas où, j’avais tout de même téléchargé avant de partir la carte de Venise sur l’application « maps.me ». Mais notre guide s’est super bien débrouillé aussi je ne lui ai prêté mon téléphone que le dernier jour !

Sur une place, nous avons même fait la connaissance d’une retraitée française, installée depuis des années à Venise, venue nous donner quelques conseils de visite en voyant Loulou plonger dans sa carte; Un instant bien sympathique !

Avant le départ, j’ai aussi pris la précaution de télécharger une application météo qui nous a bien aidé sur place car nous avons eu aussi une journée entière de pluie ! On en a alors profité pour visiter plusieurs musées, au sec !

Queen M et moi aimons prendre des photos alors inutile de dire que Venise est un formidable terrain de jeux pour les amatrices que nous sommes. Résultat plus de 700 clichés. Bien sûr il a fallu trier ! Allez, je suis sympa, ici seulement une petite sélection.

Car Venise c’est bien entendu les incontournables mais aussi et surtout la magie des ruelles, des petites places des canaux…qu’on découvre subitement si on accepte de se perdre dans cette magnifique cité.

Les Incontournables

Evidemment en première position, la Place Saint Marc !

Place San Marco

On a beau avoir déjà vu à maintes reprises cette place en images, elle n’en demeure pas moins magnifique. J’étais toute émue.

A toute heure ou presque il y a du monde. J’avais lu que les visites des groupes avaient plutôt lieu le matin donc on a privilégié les fins de journées ! Et avec raison : les queues étaient bien moins longues.

Plusieurs musées et bâtiments sont à découvrir sur cette place.

la Tour de l’Horloge
Le campanile

D’en haut, on a une superbe vue de la cité et ses alentours.

Sur la place également, le musée Correr et les appartements de Sissi par exemple, sont à découvrir !

Admirez la finesse de ce meuble dans les appartements de Sissi

Mais l’attraction principale c’est bien sûr, la célèbre basilique.

La Basilique San Marco

A l’intérieur les photos sont interdites. Nous avons respecté la consigne. Des italiennes d’un âge certain, postées devant le panneau d’interdiction, n’ont, elles, pas eu la même réaction et ont pris plusieurs clichés, à la consternation de Loulou.

Le bâtiment a plus de 800 ans et c’est superbe.

Jouxtant la place, voilà un autre joyau de la cité lacustre.

Le palais des Doges

Que de monde pour la visite même avec un billet coupe-file. Après plusieurs essais, sous la pluie, nous y sommes retournés en fin de journée et là oh chance…la queue avait disparu.

Que dire du « Palazzo Ducale » ? Bellissimo !

Quelles richesses sur ces murs et ces plafonds dans les différentes salles ! Des œuvres de Véronese, Titien, Tintoret s’offrent à nos yeux. De l’Art !

Cependant, une visite accompagnée d’un guide nous aurait peut-être permis de mieux apprécier le site. Peut-être aurais je dû choisir la visite guidée des itinéraires secrets pour mes ado car au final, c’est la visite qu’ils ont le moins apprécié !

Et puisque j’évoque les incontournables, je ne peux omettre le pont du Rialto. Je ne suis pas en mesure de dire combien de fois nous l’avons franchi durant notre séjour mais beaucoup !

Le Pont du Rialto

Mais pourquoi donc cet intérêt immodéré pour ce plus vieux pont de Venise ? Pour la vue sur le Grand Canal bien sûr !

N’est-ce pas sublime ?

Pour bénéficier de ce point de vue à 360°, il suffit de grimper au sommet de La Fondaco dei Tedeschi. Par contre, il est obligatoire, au préalable, de réserver un créneau sur https://www.dfs.com/en/venice/t-fondaco-rooftop-terrace. La visite sur la terrasse est limitée à 15 minutes mais c’est gratuit ! Un vrai bon plan non ?

Quelle vue sur le Grand Canal !

Et qui dit canal dit lagune. Qui dit lagune dit iles, comme celles de Murano et Burano.

Les îles Burano et Murano

Après avoir regardé l’appli météo, pas le choix, la plus belle journée c’est lundi; lundi de Pâques, un jour où les fours à verre soufflé seront fermés donc. Que fait-on ?

On choisit la belle journée ! Et comme j’ai lu aussi que si on veut avoir une impression d’être seuls au monde, mieux vaut commencer par Burano, direction Burano en première étape !

Burano

Effectivement, nous ne sommes pas si nombreux à l’arrivée. Les habitants sont invisibles ou presque.

Burano c’est l’île aux maisons colorées. Mais si vous savez, ces maisons aux tons vifs…. Vous ne voyez toujours pas ? Regardez.

Ne sont-elles pas jolies ces maisons ? Cela donne des idées non ? Par exemple à Casablanca, plutôt que de dire que la maison est située entre l’épicerie de Momo et la station service Machin, on pourrait dire que c’est la maison mauve, rose, bleue…

A cette heure là, l’île est tranquille et nous prenons notre temps. Queen M et moi ne cessons de prendre des clichés; avec parfois une certaine poésie comme celle-ci avec Loulou en modèle.

Murano

Après les couleurs vives de sa voisine, Murano, nous semble plus terne, d’autant que le soleil commence à être timide. Il n’y a pas grand chose d’ouvert.

Mais dans une boutique, nous achetons tout de même des « charms » en verre de Murano pour mes bracelets, à des prix bien moins élevés. Et plutôt qu’un tour en gondole, je choisirais un charm « gondole » à titre de souvenir.

Nous nous éloignons un peu et allons nous promener dans des endroits moins fréquentés. C’est la fin du long week-end et c’est…désert.

Nous hésitons à nous rendre à Torcello, une autre petite île pittoresque mais décidons finalement de rentrer. Le retour en bateau est très agréable et nous sommes enchantés de notre belle journée.

Pour dîner, la question se pose de savoir si nous retournons au restaurant de l’autre soir ou si nous faisons des emplettes et restons dans notre logement.

Car Venise a quelques spécialités culinaires bien tentantes qui sont aussi des incontournables.

Les spécialités culinaires

Depuis que nous ne vivons plus en France, certain mets sont devenus très rares dans nos assiettes et notre séjour à Venise est une fête gustative ininterrompue. Si Queen M et Loulou explorent avec bonheur, les différentes pizzas,

nous faisons aussi honneur à la charcuterie italienne;

et pour ma part, je me régale avec des spécialités locales comme du foie de veau à la vénitienne, des gnocchis à la vénitienne sans oublier les fameuses « cicchetti », petites bouchées très variées, servies au bar à vin, juste en dessous du logement.

Mais Venise c’est aussi des endroits moins connus, une ambiance, une façon de vivre. Voici nos coups de cœur.

Les coups de cœur

Ce séjour est mon cadeau d’anniversaire, pour une bougie particulière. Ce voyage est un cadeau commun offert par mon époux, mes enfants, ma famille, mes ami(e)s, mes copains/copines. Il a donc une saveur particulière et résonne avec force dans mon cœur.

Queen M et Loulou ont contribué sur place, à rendre ce séjour inoubliable. Aussi, il me semble pertinent de partager, sans classement, les trois coups de cœur de notre trio.

Balade dans le jardin de la Biennale

Quand l’appel au calme se fait sentir, il faut suivre le quai qui longe le palais des doges et continuer jusqu’au bout.

Non seulement, plus on s’éloigne, moins on croise de touristes et plus on approche de la verdure, mais surtout, on bénéficie de vues magnifiques comme celle-ci par exemple.

Avec Queen M et Loulou, ma photo préférée du séjour !

Dans ce « giardini », on peut croiser des créatures étranges, des sportifs, des rêveurs, des lecteurs, des groupes d’amis…et avoir l’impression ou presque d’être seuls au monde.

Le lieu est paisible et le temps s’y écoule doucement. On a adoré !

Un endroit nous a également beaucoup plu : c’est le théâtre de la Fénice.

Teatro La Fenice

Cette visite réservée préalablement, a fait l’unanimité. Situé également dans le quartier San Marco, cet opéra est juste magnifique !

Certes, il s’agit d’une rénovation puisqu’un incendie criminel a causé de terribles dégâts en 1996, à ce bâtiment de la fin du XVIII siècle, mais la visite, équipée d’un audio-guide est intéressante (https://www.teatrolafenice.it/).

Assister à une représentation dans ce lieu, doit être magique. A faire au moins une fois dans sa vie paraît-il !

Mais ce qui nous a le plus enchanté, c’est de nous égarer volontairement dans Venise.

Se perdre !

Admirer les façades des « palazzo », regarder les artistes de rue, longer les canaux, tomber sur des impasses, découvrir le savoir-faire d’ artisans passionnés, musarder le nez au vent, bref prendre le temps de se laisser charmer par cette belle cité.

Très vite, dès qu’on s’éloigne du cœur de la cité, il n’y a moins de monde et quand on croise quelqu’un, on se met immédiatement sur la droite pour ne pas gêner surtout si la personne lance un « permesso » car il s’agit d’un Vénitien qui lui, n’est pas en train de flâner !

On a aimé ces promenades, ces découvertes, ces canaux. Certes Venise est très touristique et il conviendrait d’en prendre soin pour que le plus grand nombre puisse continuer d’en profiter encore longtemps.

Venise séduit les amoureux, les familles, les amis, les voyageurs du monde entier. Elle nous a séduite.

Et c’est à regret que nous lui disons « au revoir ».

Des images plein la tête et des souvenirs magnifiques, nous rentrons retrouver Fils Aîné et l’Homme. Venise, nous reviendrons.

Dans mon cœur, aujourd’hui, le souvenir de la Sérénissime est un magnifique cadeau chéri.

Aussi, à nouveau, merci à toutes les personnes qui ont participé à la réalisation de ce rêve.