Les voyages de la Tribu·Vie au Maroc, Vie d'Expat

Escapade en famille au sud du Maroc

Envie d’une escapade dépaysante en famille au sud du Maroc ? Partons à la découverte de la région de Ouarzazate qui correspond à  ces critères !

Le vol depuis Casablanca est rapide (1h30) et l’aéroport tout petit.

Pour une fois, j’ai fait appel à une agence locale et organisé avec elle notre escapade de 4 jours en famille au sud du Maroc. Notre chauffeur nous attend à l’aéroport avec son 4X4. Il nous conduit à l’agence où nous réglons le solde du séjour et c’est parti !

Premier arrêt : Aït Ben Haddou.

Ksar d’Aït Ben Haddou

Vue panoramique sur Aït Ben Haddou

A une trentaine de minutes de Ouarzazate, sur la route de Marrakech, se dresse cette magnifique forteresse.

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987, ce site a fait l’objet de travaux afin d’en permettre la sauvegarde et la somme demandée à l’entrée sert à la restauration de l’ensemble paraît-il.

L’endroit est splendide ! Pas étonnant qu’il ait servi de décor naturel à plusieurs films comme dernièrement, par exemple, Game of Thrones.

Ce matin là, nous avons pu déambuler facilement dans les ruelles très étroites. Bien évidemment, il y a de nombreux commerçants qui vous arrêtent pour vous proposer un tapis, une poterie, des objets artisanaux.

Avec le sourire, nous expliquons que nous vivons en famille au Maroc, à Dar Béda (Casablanca).

Au sommet se trouve l’agadir ou grenier fortifié.  Sauf erreur, il ne se visite pas. Mais c’est la vue qui s’offre à nous qui justifie cette grimpette. Wahou ! lLe panorama sur l’Atlas est superbe. Il doit être encore plus incroyable lorsque l’Atlas est enneigé.

 

La couleur ocre des constructions tranche avec le bleu du ciel. A nos pieds la couleur verte de la végétation rehausse les contrastes et cette vue sur les montagnes au loin rendent ce lieu exceptionnel.

J’ai adoré !

Nous remontons dans notre véhicule et reprenons la route de Ouarzazate vers la palmeraie de Skoura et la vallée des Roses. Nous avons prévu de visiter Ouarzazate à la fin de notre excursion.

Kasbah d’Amridil et palmeraie de Skoura

Il fait beau, la tribu est au complet, tout le monde est de bonne humeur.

Pour une fois, nous ne nous inquiétons ni de l’itinéraire, ni de l’état de la route. Nous profitons du paysage.

L’arrêt suivant nous permet de découvrir la superbe Kasbah d’Amridil.

Elle fut construite au XVIIème siècle. Elle ne se visite qu’accompagné d’un guide. Cet endroit aussi a servi de décors à plusieurs films.

Puis nous découvrons l’immense palmeraie de Skoura .

Et des kasbahs plus ou moins bien conservées.

Nous continuons notre route par Kelaa Mgouna pour arriver à la vallée des roses, en traversant les villages berbères.

La saison des roses est terminée depuis longtemps mais les arrêts photos sont toujours nombreux !

Ma tribu ne cesse de m’appeler Mamarazzi !

Notre chauffeur-guide berbère au teint mat et au chèche bleu, en digne homme du désert, lui a décidé de m’appeler « chef » !

Effectivement, l’appareil photo est sollicité. L’oeil observe et relève certaines scènes de la vie quotidienne locale.

Difficile de croire que nous vivons dans le même pays à la même vitesse  voire au même siècle.

Gorges de Todgha

Le lendemain matin, après une nuit réparatrice et un petit déjeuner, nous repartons pour une nouvelle journée. Nous changeons de place dans l’auto au cours des trajets, la place de choix étant bien entendu celle à côté de notre guide !

Nous nous dirigeons vers les Gorges de Todgha. Faute de temps, nous avons volontairement écarté les gorges de Dadès. Nous apprendrons plus tard que suite à un accident sur un pont, ce jour là l’accès y sera impossible.

La route grimpe. Les paysages deviennent arides.

C’est rude, âpre, beau. 

Puis c’est la descente vers les gorges; et les touristes. Car nous ne sommes pas tous seuls en bas. On y croise des amateurs d’escalade car c’est un bon spot.

Et aussi des chèvres qui sont chez elles !

Nous poursuivons sur Tineghir en admirant au passage des kasbahs et des palmiers dattiers.

Puis dans l’après-midi, nous nous dirigerons vers le désert du Sahara.

Ce soir en effet, ce sera bivouac de luxe, dans les dunes de l’erg Chebbi, à Merzouga.

Presque seuls au monde ou au moins en compagnie sympathique.

Le lendemain matin, il nous faut repartir vers Ouarzazate. 

Afin de ne pas revenir sur nos pas, nous prenons une autre route aussi appelée celle des « 1000 kasbahs ».

Les pierres fossilisées d’Erfoud

Un petit stop rapide à Rissani, berceau de la dynastie alaouite, qui n’est pas très animée lors de notre passage.

Comme nous vivons au Maroc, nous ne sommes pas intéressés par les arrêts « achats souvenirs ».

Parvenus à Erfoud, nous déclinons la visite du musée des fossiles qui ce jour là ne nous tente pas.

Notre chauffeur guide qui s’est adapté à notre rythme et à nos souhaits nous parle de son ancien métier : sculpteur d’objets de décoration façonnées à partir des pierres fossilisées.

Il nous mène alors un peu en retrait de la route principale et nous fait découvrir les roches où apparaissent sous la poussière, ces animaux marins fossilisés qui datent de l’époque où la mer recouvrait ces terres et qui ont donc aujourd’hui des centaines de millions d’années.

Incroyable ! Tout le monde a accès à ce trésor. Il suffit de regarder et effectivement autour de nous, les roches sont pleines de ces animaux fossilisés.

Il nous propose de nous faire visiter un « atelier ». Nous acceptons. Ici des hommes travaillent dur au soleil et dans la poussière à partir des blocs de pierre fossilisée. Pas de gants, ni de masques ni de protection. A respirer la poussière environnante, je doute que ces personnes vivent longtemps.

Route des 1000 Kasbahs dans la vallée du Drâa

Après avoir traversé la montagne Bougafer, nous rejoignons la route des milles Kasbahs afin d’admirer la plus belle partie de la vallée du Drâa.

Le Drâa est le plus long fleuve du Maroc (plus de 1 000 kms).


 

 

 

La route est longue et nous arrivons sur Ouarzazate beaucoup plus tard que prévu.

Dommage, nous ne pourrons pas visiter cette fois la Kasbah de Taourirt.

Mais ce n’est pas grave car nous reviendrons pour une autre escapade en famille dans cette belle région du Maroc.

Même si ce n’était que quelques jours, nous rentrons à Casablanca, dépaysés et totalement sous le charme

Et vous, cela vous a donné envie ? Le Maroc n’est il pas est une destination à (re)découvrir ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et encore !

Le rythme du train de la vie

Ce mois ci, c’est le rythme qui est proposé comme thème, pour le mois de septembre par Pauline.

Il s’agit de ma troisième participation à #Histoires expatriées, créé par Lucie.

Larousse définit notamment ce mot comme un retour, à des intervalles réguliers dans le temps, d’un fait, d’un phénomène. On parle ainsi du rythme des saisons, des marées…

Moi, j’ai envie d’évoquer le rythme de la vie. Et immédiatement c’est l’image d’un train qui me vient à l’esprit.

La vie est un train plus ou moins long, plus ou moins rapide, avec plus ou moins d’arrêts.

Rythme du « petit train »

Quand on est enfant, les conducteurs de la locomotive sont les parents. Ce sont eux qui déterminent le ou les parcours.

L’enfant regarde par la vitre et voit défiler les kilomètres. Il observe, détaille et enregistre ce qu’il ressent, entend, comprend.

Le voyage comporte des arrêts en gare, plus ou moins longs. Montent à bord d’autres passagers, par exemple, d’autres enfants qui viennent s’asseoir sur la banquette tout près de l’enfant qui devient alors l’aîné, celui qui montre aux plus jeunes les détails du paysage.

Il arrive aussi que les meneurs du convoi soient en désaccord sur la ligne à emprunter et qu’ils finissent par prendre des voies différentes. Mais les wagons finissent toujours par repartir.

L’enfant grandit. Après ces années d’observation, lui aussi veut conduire le train. Il le revendique, il a des idées d’itinéraires, il veut emprunter sa propre voie. Il est adulte.

A l’arrêt suivant, il descend et dit « au revoir » au train de l’enfance pour grimper dans un autre qui passe à toute vitesse.

Train à grande vitesse

Enfin ! Le voilà conducteur : il va pouvoir expérimenter de nouveaux parcours, il va pouvoir choisir ses propres chemins et réaliser ses rêves, ses envies !

Le rythme du train s’accélère. Il passe en mode très grande vitesse.

A bord, il y a beaucoup de nouveaux visages, de nouveaux challenges, de nouvelles destinations.

Le train fonce dans la vie, rapide, très rapide, très très rapide. TaTacTaToum ! TaTacTaToum ! TaTacTaToum !

Les croisements avec le « train d’avant » ont lieu mais les arrêts sont de courte durée. Il y a toujours une gare à retrouver, un arrêt à respecter, de nouvelles données à enregistrer car la conduite du train nécessite toujours plus de performance et d’efficacité dans la société moderne.

Le voyage peut être linéaire ou varié. Il peut accueillir à son tour un nouvel équipier, un conducteur, des enfants…

Le circuit peut tracer une nouvelle route, en tester d’autres, être multiple. Les arrêts sont de plus en plus courts. Le conducteur s’adapte, adopte les gestes sûrs, tête baissée concentré.

Parfois il est heureux de cette vitesse. Et il peut être totalement surpris lorsqu’on lui demande de quitter son poste.

Mais  il peut aussi se lasser et aspirer à ce que le rythme soit plus lent, proche de celui du temps où il regardait par la vitre.

Un changement s’impose alors.

Le rythme de la micheline

Une fois sur le quai de gare, il regarde autour de lui. Déterminé, joyeux et plein d’énergie si la décision lui appartient ou alors sonné, déboussolé, ivre de cette vitesse, épuisé.

Que faire alors ? Quelle direction prendre ? Rester sur la voie de garage ? Repartir ? Accepter de monter dans le train d’un autre conducteur ultra rapide ?

Recommencer une nouvelle voie ? Avec un moyen de locomotion plus lent, qui s’arrête partout ?

Qui permet de prendre le temps, d’admirer le paysage, qui laisse du temps pour s’occuper des apprentis conducteurs ?Qui emprunte une voie inconnue, originale, surprenante ?

Comme avec une micheline des années 1930…

Pour ma part c’est dans cet autorail que j’ai choisi de monter il y a 3 ans maintenant.

Direction le Maroc !

Taroudant

Je ne le regrette pas.

 

 

 

Ci dessous les articles des participants au rendez-vous de septembre

 

accueil·Et encore !

Le Blog de notre Vie en Famille au Maroc

Sur ce blog, on évoque notre nouvelle vie au Maroc en famille depuis 3 ans mais aussi nos tribulations à travers le monde.

Qui suis-je

Je m’appelle Agathe et je suis française.

Mariée, j’ai trois enfants : deux garçons et une fille.

Ma tribu, ma famille et mes ami(e)s constituent mon moteur de vie.

Le Maroc est notre première expatriation en famille après des années en région parisienne.

J’aime rire, discuter, échanger et partager.

J’aime le champagne, ses bulles sa légèreté et sa gaité.

Pourquoi ce nom

Une idée de ma tribu ! Cela sonnait bien. Alors je l’ai gardée.

Bon mes enfants m’appellent aussi Mamarrazzi !

La naissance du blog

J’aime écrire. Puisque j’avais enfin du temps pour moi – je suis en disponibilité-, je me suis lancée. Et c’est ainsi que j’ai crée, en octobre 2017, ce blog : Agathevisoretcie.com.

Je n’y connaissais rien. Cela m’a beaucoup amusé même si par moments, j’ai galéré sur certains aspects techniques.

A la base, ce blog avait pour objet de raconter notre nouvelle vie d’expatriés et était destiné à nos proches. Puis, de fils en aiguille, il est devenu moins confidentiel et surtout je me suis prise au jeu !

J’adore !

La vie du blog

Avec la participation épisodique de mes enfants, j’évoque notre vie à Casablanca, au Maroc, nos premières fois, nos découvertes, nos rencontres, nos bonnes adresses, nos coups de cœur !

Mais je présente également nos voyages sur la planète car nous sommes avant tout des voyageurs, et ce depuis très longtemps.

Je partage également de temps en temps, mes états d’âme en tant que personne, femme, maman d’ado/jeune adulte etc

Il m’arrive également de participer ou de collaborer avec d’autres sites ou blog(s) au gré des sujets et de mes envies. 

Rien ne me fait plus plaisir que les échanges ! Et même si les avis divergent parfois, à partir du moment où ils sont exprimés avec respect et politesse, c’est aussi enrichissant. Tout comme l’est la découverte d’une autre culture et d’un mode de vie différent.

Aussi je vous souhaite une belle visite.

N’hésitez pas à aimer, à commenter et à partager bien sûr, si cela vous plaît. 

Bienvenue !

 

Vie au Maroc, Vie d'Expat

Labess ou aussi ça va ?

Qui dit rentrée, dit reprise des habitudes même en cette période particulière.

J’ai donc repris plus ou moins mes habitudes : le blog, Casa Bénévolat où il ne se passe rien…et bien sûr les diverses corvées administratives et ménagères.

Me voilà donc à l’entrée du centre commercial.

Muni de son masque, le gardien qui vérifie le contenu du coffre du véhicule avant de t’autoriser l’accès au parking, me reconnait.

–  » Bonjour Madame, tu es revenue ? Comment tu vas ? « 

– « Bonjour ! Forcément bien avec ce beau soleil ? Et vous ? »

-« Labess (ce qui signifie ça va ou tout va bien), hamdoullah (louange à Dieu)- ! Et tes enfants ? »

-« Ca va ! Tout le monde va bien »

– « Alors ça va »

Après vérification, il me lance « c’est bon tu peux y aller » avec un grand sourire.

En bas de la rampe, au moment d’appuyer sur la borne pour obtenir le ticket à l’entrée du parking, le gardien lui aussi masqué s’approche pour prendre la température à mon poignet.

« Bonjour Lalla, comment vas-tu ? »

– « Salam ! Bien et vous ? Labess ?

– « Labess, hamdoullah ! »

Une dose de gel sur le bouton et j’attrape le ticket.

-« Bonne journée Lalla »

-« A vous aussi Monsieur ».

En repartant, je ne manque pas d’adresser un salut à ces messieurs, salut qu’ils me rendent.

Garée devant chez moi, je croise Omar le jeune gardien de la maison presqu’en face qui m’interpelle avec un grand sourire.

– « Bonjour Madame ! Tu vas bien ? Les enfants ? »

– « Très bien. Et vous ? la famille ? »

– Hamdoullah !

– « Tu reviens de vacances ? »

– « Oui, nous étions en France, nous avons retrouvé notre grand ».

-« Bienvenue, bienvenue chez toi ».

La scène va se répéter à plusieurs reprises.

Oui je suis de retour au Maroc ! Comme dans la langue arabe, le « vous » de politesse n’existe pas, cela devient le « Madame tu » qui me fait toujours sourire. Il n’empêche.

Ces scènes sont pour moi, l’image du Maroc, le Maroc au quotidien.

Trois ans que je vis dans ce pays et trois années où je suis toujours surprise par cette gentillesse et cet accueil de l’Homme de la rue, partout.

Un sourire et la conversation s’engage facile, chaleureuse et sincère. Ici, on prend le temps; le temps de s’enquérir d’autrui…